Les aventures d’un candidat Monbusho, Episode 4 - Recommandation Directe par l’Université

Nous sommes mi-septembre et mon précédent billet remonte à fin Mai, ce qui est un véritable crime contre le blog. Je suis confus. Pour me rattraper voici un nouvel épisode dont le contenu est garanti 100% introuvable sur le web : comment obtenir une daigaku suisen, ou recommandation directe par l’université japonaise. Cette option est mentionnée dans toutes les pages officielles de description de la bourse Monbusho… mentionnée, mais jamais expliquée.
Comme vous le savez, le gouvernement japonais propose les bourses Monbusho dans le monde entier. Chaque année, des milliers d’étudiants sont concernés. Pour chaque pays, un quota est défini qui correspond au nombre maximum d’étudiants à qui l’Ambassade du Japon peut octroyer la bourse. Selon le pays, sa situation économique et sociale et l’état de ses relations avec le Japon, le nombre de candidats peut varier grandement. Dans un pays en développement qui n’a que de faibles liens historiques et culturels avec le Japon, seuls certains étudiants des établissements d’élite candidatent, ceux qui sont les mieux informés, et ceux qui sont assez motivés pour poursuivre leurs études dans un pays dont ils ignorent tout de la culture. Par exemple, il n’y a pas énormément de candidats en Ouzbékistan. Je prends cet exemple parce qu’il se trouve que le Japon donne beaucoup de bourse à l’Oubékistan. Le Japon a un intéret stratégique à s’attacher les loyautés de ressortissants des pays qui peuvent l’aider à contrôler ses approvisionnements en énergie, et l’Ouzbékistan est de ceux-là. Dans mon université, le hasard veut que nous soyons en moyenne deux à trois Français pour une dizaine d’Ouzbèques…
La bourse Monbusho peut être vue en effet comme un outil éminemment politique, par le biais duquel le gouvernement sponsorise des jeunes à potentiel, en misant sur la fraction d’entre eux qui, utilisant l’acquis de leur séjour au Japon, orientent leur carrière de manière à coopérer économiquement ou culturellement avec le pays qui les a accueillis et a contribué à leur formation. Mieux qu’un VIE, mieux qu’une expatriation par le biais d’une grande entreprise, mieux que d’enseigner l’anglais chez NOVA et peut-être mieux que de partir avec un visa vacances-travail et voir ce qui se présente, la bourse Monbusho allie (a) le financement du coût de la vie et (b) le temps disponible pour acquérir les compétences linguistiques et culturelles qui permettent de s’intégrer professionnellement dans la société japonaise. Si l’on bosse sérieusement pendant le temps que dure la bourse, on obtient un ensemble de soft skills assez rare, et dont l’utilité sociale et économique potentielle est grande : on est capable de collaborer - avec plus ou moins de réussite - avec des Japonais en japonais, tout en étant protégé par la social proof que représente le diplôme d’une université japonaise. L’ancien Monbusho a le potentiel de devenir un excellent médiateur entre le Japon et son pays d’origine. Je ne dis pas que c’est facile mais clairement, le potentiel est là. En ce sens, la bourse Monbusho est un pour le gouvernement japonais un important outil diplomatique et économique.
Mais revenons à notre sujet : les quotas par pays. La situation en France est bien différente de celle en Ouzbékistan. La France est un pays ami du Japon de longue date, avec lequel les relations économiques et diplomatiques ont été établies et confirmées il y a bien longtemps. Un pays également où le japonais est plutôt bien enseigné, où le succès de la culture populaire japonaise motive de nombreux jeunes à apprendre la langue par eux-mêmes. L’attrait réciproque et la coopération entre nos deux pays sont considéres comme un vieil acquis. Comment ce contexte se traduit-il pour le candidat français à la bourse Monbusho ?
C’est simple. Par rapport à, mettons, l’Ouzbékistan - bon, je crois que j’ai assez écrit le mot “Ouzbékistan” pour aujourd’hui -, on a beaucoup plus de demandeurs pour un nombre limité de bourses : les candidats français sont nombreux à se battre pour chaque place disponible. En France, il y a beaucoup de déçus de la bourse Monbusho. Ils en ont rêvé, ils se sont battus pour y parvenir, mais doivent en définitive voir la vérité en face : cette bourse, ce sera pas pour eux.
Théoriquement, après l’échec de ma première candidature, narré en détail dans l’épisode précédent, je me trouvais dans cette situation. C’était d’autant plus rageant qu’à la sortie de mon école de commerce, j’avais refusé une offre alléchante de l’éditeur de jeux vidéo EA, un programme de training sur deux ans qui laissait présager de belles évolutions de carrière. J’avais refusé l’offre pour la seule et unique raison que cela impliquait de faire une croix définitive sur mon vieux rêve de vivre au Japon. J’avais refusé de signer le contrat qu’on me présentait en prenant le pari que je réussirais à obtenir la bourse Monbusho l’année suivante. C’était vraiment le choix du coeur. Et voilà que l’ambassade m’annonçait que la bourse était probablement hors de ma portée si je ne parlais pas japonais.
J’étais donc, vous me pardonnerez l’expression, dans la merde. Un peu abattu. J’avais joué, j’avais perdu. Du moins c’est ce que je croyais jusqu’à ce que mon superviseur potentiel mentionne dans un mail qu’il me restait toujours la possibilité d’obtenir la daigaku suisen.
Les informations sont rares concernant cette procédure mais le principe est simple : il s’agit d’obtenir une bourse Monbusho sans passer par l’intermédiaire de l’Ambassade. Les universités japonaises ont semble-t-il le droit de recommander quelques étudiants chaque année au ministère de l’éducation japonais. L’année où j’ai obtenu la bourse, nous sommes deux à avoir intégré l’université par ce biais. Ce n’est pas beaucoup.
J’ignore si toutes les universités japonaises bénéficient de ce droit. Selon moi, plus l’université est nationale et plus elle est réputée, et plus il y a de chances qu’elle jouisse de certains privilèges auprès du ministère. Je vous recommande de lire un maximum sur le système éducatif japonais, et de retenir les noms des grandes universités afin de savoir où vous mettez les pieds. Dans mon cas, ce n’est que bien après l’admission que j’ai finalement réalisé que mon université était l’une des meilleures du pays dans ma spécialité, le management. Un coup de chance, mais mon approche était bien naïve.
Voici une liste des universités nationales japonaises, celles qui ont une certaine influence sur le ministère et sur lesquelles il faudrait donc a priori miser pour essayer d’obtenir une daigaku suisen :
Nous nous sommes donc mis d’accord avec mon superviseur sur le principe de ma candidature pour une daigaku suisen à Hitotsubashi. Mon professeur a alors lancé une procédure en interne qui a duré longtemps, très longtemps. J’ai passé environ six mois à échanger des mails avec le Japon. Dans chacun de mes messages, sans aucune exception, je m’arrangeais pour que mes divers interlocuteurs sentent qu’ils avaient affaire à un étudiant motivé à bloc.
Ma candidature s’est effectuée en deux étapes : (a) le screening avec l’assistante de mon professeur et l’administration de la faculté de commerce, et (b) une interview marathon avec plusieurs professeurs de cette même faculté.
(a) Screening:
J’utilise Gmail depuis de nombreuses années maintenant, et la fonction “conversations” est bien pratique pour identifier les correspondances particulièrement soutenues que l’on a pu avoir par le passé. Selon mon Gmail donc, j’ai eu une “conversation” de 45 messages, agrémentée de moultes pièces jointes, avec l’administration de la fac de commerce. En substance, il s’agissait de réenvoyer toutes les pièces du dossier Monbusho classique - celui de l’Ambassade -, plus quelques extras, le tout sous contrainte de temps avec une deadline qui approchait, et une administration aussi aimable avec moi que pointilleuse envers mes documents. J’ai tout réécrit deux ou trois fois, jusqu’à ce que la taille de telle ou telle police soit adaptée, jusqu’à ce que telle marge soit respectée. Ce fut fastidieux mais je n’allais pas faire la fine bouche. Je me suis sagement prêté à tous les caprices.
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(b) Interview:
Une fois franchi le cap des formalités administratives, il fallait convaincre le corps professoral de la faculté de commerce que j’étais un cheval sur lequel ils pouvaient miser. Mon superviseur lui-même, qui m’avait donné son accord de principe et était naturellement bienveillant à mon égard, allait saisir cette occasion de tester ce que je valais réellement.
L’échange a duré une semaine, je travaillais à cette époque et j’ai donc passé une série de nuits blanches pour répondre dans les temps. Les questions étaient simples, mais dans un cadre académique, une réponse simple c’est comme une insulte. J’ai décidé que toutes mes réponses devraient être argumentées, développées, référencées. J’ai écrit chaque réponse comme un mini-rapport, souvent deux à trois pages Word, Arial taille 10, dans l’esprit des “notes de synthèse” des concours administratifs. Ce qui suit est un best of des questions qui m’ont été posées. Rien de vraiment difficile, mais ils ont quand même testé en profondeur la validité et le sérieux de ma démarche.
Dear Julien:
How are you? In order to make a personal interview for the admission, the faculty of commerce has selected three professors for you; Professors T, I and myself, Seiichiro Yonekura.
As each of three professors will give some questions through email, you have to respond to each of them through email. We are requested to carry out three session of the email interviews with you. You have to understand that all response you made will be openly examined and reported to the admission office.
As also we must finalize the report by February 23, we have to finish the interview within a week. So please reply our question as soon as possible.
My first question is as follows;
1) As you pointed out, certain Japanese mangas and animations were accepted and became popular in Europe and the US. Why do you think in spite of the big cultural difference between Japan and the Western world, those mangas and animations were accepted? Is this because of the skillful marketing strategy?
Je ne sais plus si je l’ai mentionné par le passé, mais mon projet touchait au marketing des mangas - un “thème” que, avec le recul, je décrirais comme très cliché, peu légitime, un peu amateur, bref plutôt dangereux face à un public académique. Les professeurs eux-mêmes, comme vous pouvez le constater, ont été gentils et m’ont posé des questions au moins aussi “cliché” que ne l’était mon projet initial. Tout allait donc dépendre du niveau de réflexion de mes réponses. Plus encore que de la validité de ce sujet particulier - il a d’ailleurs grandement évolué par la suite, c’est toujours pareil avec un projet de recherche -, je devais les persuader de mon potentiel académique en général. Le sujet n’était qu’un prétexte.
Les trois professeurs m’ont posé des questions à tour de rôle. Morceaux choisis, une semaine résumée en quelques lignes :
T-1) Please specify your plan to learn Japanese language from this April.
・At which institution will you learn?
・How much time are you going to devote to the learning per week?
・What is your target level for the next six months?
・Is that level high enough for you to carry out research in Japan?
I-1) Your research plan seems to focus on marketing. Why do you focus on
marketing ? The research and analysis of other functions of manga
publishers is needless ?
T-2) What do you think is the reason why no serious marketing research has ever been made about Japanese manga publishing in Western management literature? What value can you add essentially to Western management literature by your planned research?
I-2) How do you analyze the Japanese manga publishers ? You focus on the differences among them, or focus on the similarities among them ?
Y-2) How do you evaluate the Japanese soft power in Europe? I mean how do you think of the future potential of the Japanese cultural influence and acceptance, ie., Japanese pop music, fashion, movie, literature as well as manga, video games and animation.
I-3) I understand that you capture the present condition(s) of Japan’s manga industry and market for the basis of your research in Japan. But I think the historical point of view is need to understand more deeply Japan’s manga industry. In other words, the process of the manga publishers start-ups, grown-ups, and building up their strategies, organizations, and competitive edges need to be understood. How do you think the importance of the historical point of view ? If this point of view is important, how would you research and analyze Japan’s manga industry from the historical point of view ?
T-3) What do you think of some negative influence which Japanese manga has on French culture?
Je répondais de mon mieux mais ne recevais aucun feedback. Aucun signe qui pourrait m’indiquer s’ils étaient satisfaits de la tournure que prenait l’interview. Jusqu’à la dernière question de mon professeur :
Y-3) Your analysis on the market penetration of the Japanese animation was very persuasive and logical. I like the way you see the things going on and I agree that it is not necessary for Japan to export all her mass culture and products. The last question I would like to ask you is, what is your concrete study plan when you were accepted as an exchange student here in Hitotsubashi.
Pas besoin de vous faire un dessin. C’était encourageant. J’ai répondu à ce mail le 22 février 2006. La longue attente monbushiste a alors commencé. La faculté de commerce allait demander à l’administration de l’université de plaider ma cause auprès du ministère. Je les avais convaincus. Restait à savoir si le ministère allait accéder à notre requête. Personne à Hitotsubashi n’était capable de prédire la réponse. Pile ? Ou face ?
Quatre mois plus tard, le 30 Juin 2006, quelques minutes à peine avant de discuter sérieusement avec mon chef du renouvellement de mon contrat et de mon avenir dans la boîte, je reçois cet email de mon superviseur:
Julien:You made it. The ministry of Education and Hitotsubashi University finally decided to accept you. But as a formal acceptance letter will be delivered to you by the middle of July, you have to wait your formal celebration until then.
Mon coeur battait vite et fort. J’étais heureux. Le “you made it”, mes amis, je ne l’oublierai jamais… Il se fait tard, je vais rendre l’antenne. La suite dans un prochain billet. Good night, and good luck.




10 Commentaires, Commentaire ou Rétrolien
Lawliet
Ahahah, je n’en ai pas cru mes yeux lorsque j’ai vu : Episode 4
Non, je pense que tu devrais faire payer le contenu de ton blog
Figure-toi que moi aussi, même si je l’ai vue maintes fois, je n’ai jamais compris l’intérêt réel et l’enjeu que cette option “cachée” représente. C’est chose faite, depuis The Monbusho Diaries
Allez, pour te faire pardonner de cette longue -euphémisme ?- absence, ponds nous de bons billets bien chauds
17 sept, 2008
Seb
Bonjour
J ai trouve ton blog par hasard et je dois dire que le contenu est tres interessant !
Il est si rare d avoir des feedbacks des beneficiaires de cette precieuse bourse.
L universite Hitotsubashi m interesse egalement mais j aimerais savoir avant tout si les candidats au MBA peuvent egalement beneficier d une bourse Monbusho ?
As tu vu beaucoup de participants qui avaient 30-34 ans lors des examens sur Paris ??
Merci par avance
Seb
11 nov, 2008
admin
@Seb :
Je ne pense pas qu’être proche de la limite d’âge soit un problème. Il y avait de tout à Paris, et il y a de tout à Tokyo : les jeunes ne me semblent pas être particulièrement favorisés. Au contraire, l’expérience de l’âge permet de venir avec une démarche souvent plus solide et réfléchie.
Tu es intéressé par le MBA offert par le ICS de Hitotsubashi ? Certains le présentent comme le meilleur MBA asiatique. Il fait beaucoup d’heureux en tous cas parmi les élèves, et tous les professeurs ou presque ont des PhD américains. C’est un MBA reconnu à l’international tout en étant très réputé au Japon même. Bon choix je pense.
La démarche à suivre me semble être la suivante :
- contacter par Internet des professeurs de la fac de commerce de Hitotsubashi, si possible en lien avec le MBA (ils sont tous anglophones au cas où tu ne parles pas japonais) et faire ami-ami avec au moins l’un d’entre eux
- candidater pour une Monbusho en demandant Hitotsubashi comme premier choix. Le ministère acceptera sans aucun doute si tu as trouvé un superviseur prêt à t’accueillir
- UNE FOIS A HITOTSUBASHI, en tant que “kenkyuusei”, préparer l’examen d’entrée au ICS pendant 6 mois / 1 an
- commencer ton MBA
En gros l’idée, c’est de prévoir une période tampon entre ton arrivée à Hitotsubashi et le début du MBA. C’est mieux pour t’adapter à la vie ici tout d’abord. Et puis c’est une démarche en apparence plus humble, qui t’évite d’être perçu comme un high flyer qui veut juste qu’on lui finance son MBA avant de se barrer.
Quand à l’examen d’entrée, il n’est certes pas simple, beaucoup plus accessible que celui de Harvard ou Wharton par exemple.
Good luck!
20 nov, 2008
Seb
@Admin
Bonjour
Tout d abord merci beaucoup pour ton point de vue “de l interieur”.
Effectivement, le MBA d Hitotsubashi ICS semble avoir une tres bonne reputation au Japon avec des “pointures ” au niveau des professeurs et un relationnel enorme !
Je ne sais pas trop comment se passe l examen d entree.Il y a bien evidemment les traditionnels GMAT et TOEFL mais pas trop d infos sur l entretien.
J en saurai davantage la semaine prochaine puisque j ai l intention de me rendre a l open campus.
Bien que les business schools partenaires soient reputees (LBS,HEC,…..), je ne savais pas qu en dehors du Japon ce MBA etait egalement connu.
J ai une amie taiwanaise qui prefere integrer le MBA de Waseda…..et elle ne connaissait meme pas Hitotsubashi lorsque j ai mentionne le MBA……!!!!
Peu de temps apres avoir envoye mon message sur ton blog, j ai directement contacte l ambassade du Japon en France afin de savoir si ma candidature pouvait etre recevable. Certains points etaient me faisaient douter.
En effet, j avais entendu dire qu un programme de type MBA ne pouvait pas etre finance par cette bourse.
Et la reponse de l ambassade du Japon va dans le meme sens : “il doit y avoir un projet d etude or l integration d un MBA n est pas considere comme un projet d etude”.
Donc, ton idee n est pas du tout mauvaise
A cela s ajoute le fait que je n ai pas eu un parcours exemplaire a l universite et j ai lu sur un forum que cette situation pouvait exclure le candidat. Verdict du responsable de la bourse a l ambassade du Japon : il s agit d un element negatif pour ma candidature……pas cool mais ne baissons pas les bras !
Tu indiques :
- UNE FOIS A HITOTSUBASHI, en tant que “kenkyuusei”, préparer l’examen d’entrée au ICS pendant 6 mois / 1 an
Comment s effectue la transition etudiant Hitotsubashi (Kunitachi) —> etudiant Hitotsubashi ICS (campus Tokyo) ??
Cela ne pose pas de problemes au niveau de la bourse ????
Au fait, je n ai pas trop besoin de m acclimater au Japon car j y suis deja depuis un an (o^_^o). J ai decide d etudier le japonais de maniere intensive avant d integrer le MBA. L objectif etant le 2kyuu, le reve le 1kyuu.
Merci beaucoup pour ton aide.
Comment se deroulent tes cours ?
Bon weekend de 3 jours
Seb
20 nov, 2008
Lawliet
Voila qu’il remet ça…On est le 4 décembre, aucune nouvelle du Sieur Julien en Terre d’Exil !
Comment ça se passe, au Japon ? Les cours, l’hiver Japonais, tout ça ?
Maa…je suppose que tu dois être bien occupé à essayer de déchiffrer Bourdieu ou autre auteur émérite en langage nippon, mais c’est bientôt Noël et on aimerait bien un post de plus
(Je ne rêve même plus de l’article que tu m’as promis à propos des clubs et assoc universitaires (;_・)
)
Allez, au plaisir de te lire !
3 déc, 2008
Mathieu
Bonjour Julien,
Merci pour ton blog qui est vraiment très précieux.
Est-ce que ton école de commerce en France avait un accord d’échange avec l’université de Hitotsubashi ? J’ai fait des recherches concernant le système de Daigaku suisen et ai trouvé des informations contradictoires. Certains sites stipulent qu’il est nécessaire que l’université d’origine aient un accord d’échange avec l’université Japonaise, d’autres ne le précisent pas.
Merci !
5 déc, 2008
admin
@Lawliet:
Aïe, c’est dur de trouver le temps de poster. J’appartiens probablement à la race des blogueurs dits “trimestriels”… Encore un peu de patience, le prochain billet apparaîtra tôt ou tard !
@Mathieu:
Les informations sur la daigaku suisen disponibles sur le net sont il est vrai lapidaires et parfois contradictoires. Même si j’ignore le point de vue officiel du gouvernement japonais et de chaque université sur la question, dans mon cas, il n’y avait PAS d’accord d’échange. Hitotsubashi est liée à HEC et à Sciences Po, mais pas à l’école dont je suis sorti, l’ESCP. Selon moi donc, dès lors que ton établissement français d’origine a une réputation plus ou moins comparable à celle de ton université-cible au Japon, tu peux prétendre obtenir une daigaku suisen si un professeur japonais est assez intéressé par ta candidature pour lancer la procédure en interne dans sa faculté.
5 déc, 2008
siam
aaaaaaaaaaaaaaah dilemme !!!
dois-je tenter direct le monbusho, sachant que je maîtrise pas le japonais, ou je tape direct avec le daigaku suisen……
encore faut-il trouver un prof..
je suis allée sur le site de Hitotsubashi, et leur Graduate Program in Humanities a l’air franchement pas mal !!
dans la liste des uni publiques, j’ai farfouillé, mais rien ne m’a attirée…
en tout cas, même si tout ça m’a refroidie, je suis tout de même partante à 300%, qui ne tente rien n’a rien…
j’ai bien envie de tenter direct le monbusho….ou le daigaku suisen…(lool)
17 nov, 2009
siam
ah oui, petite question !!!
si on choisit de passer en daigaku suisen, la période d’apprentissage du japonais de 6 mois est toujours proposée ?
dans ton cas, tu as pris cette option, ou tu as appris par toi-même ?
17 nov, 2009
siam
tant que j’y suis, je vais poser toutes les questions qui me viennent, en espèrant que tu passes sous peu checker les commentaires !
-> comme tu as pris la 2e option, en passant direct par l’université, y’avait-il aussi une deadline ? je pensais par exemple à la rentrée universitaire japonaise, il faut avoir tout réglé avant ?
-> tu n’étais plus à l’université quand tu es parti au japon, donc tu n’as pas de responsable de thèse en france. donc ta thèse ne sera reconnue qu’au Japon ? et si on a le statut “auditeur libre-étudiant chercheur”, passe-t-on devant une commission pour valider sa thèse ?
-> toujours cette question des langues, une fois arrivé tu as pu suivre les 6 mois d’apprentissage ? si oui, une fois fini ce stage, as-tu pu intégrer l’université sans problème (par rapport aux dates; et à ton niveau d’expression).
j’avais l’impression d’avoir plus de questions, mais bon….
je suis en master 2, et je commence déjà à chercher des professeurs susceptibles d’accepter de superviser mon projet.
je ne parle pas japonais, même si j’ai quelques notions.
mais je suis un peu paumée concernant le délai des dates..lol
voilà, en espérant avoir de tes nouvelles à temps ^^
merci pour tous tes conseils en tout cas !!!
23 nov, 2009
Répondre à “Les aventures d’un candidat Monbusho, Episode 4 - Recommandation Directe par l’Université”